Le ver est dans la pomme !
Article mis en ligne le 6 novembre 2012
dernière modification le 22 janvier 2013

par Webmestre
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Le ver est dans la pomme !

5 novembre 2012 – Quelque 300 travailleuses et travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux, notamment des syndicats du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et du CSSS Jeanne-Mance, ont pris part, ce midi, au lancement de la campagne Le ver est dans la pomme. La campagne syndicale vise à démontrer que le secteur privé fait son chemin dans nos services publics, entre autres dans la construction de nouvelles installations. Les syndicats sont inquiets des impacts de cette intrusion du privé sur les services à la population et veulent démontrer la nécessité du maintien des emplois.

La construction des futurs CHUM et CUSM se réalisent actuellement sous le mode PPP. Mais au-delà de la construction, il apparaît de plus en plus clair que les futurs établissements accorderont une place plus grande au privé dans la réalisation des services à la population.

Dans les mois à venir, les syndicats du CHUM et du CUSM poseront des actions pour faire cheminer la bataille au privé en santé, mais surtout pour faire reculer la privatisation, notamment sur deux enjeux clés. Ils s’interrogent d’abord sur le manque de transparence au sujet de l’entretien des futurs établissements. Les services d’entretien, réalisés actuellement par plus d’une centaine d’ouvriers spécialisés, risquent fortement d’être donnés au privé. Ensuite, les syndicats questionnent la volonté des deux établissements de privatiser leurs services d’approvisionnement en fournitures médicales et autres marchandises, l’approvisionnement étant une fonction hautement stratégique et critique dans un établissement de santé.

Pour contrer ces privatisations, les syndicats misent sur la promotion des services publics. Le maintien de ces deux services dans le giron public est l’unique solution pour garantir des services de qualité, pour conserver une expertise publique dans les établissements et pour éviter des explosions de coûts. Privatiser, c’est ouvrir toute grande la porte au ver de la collusion et de la corruption, comme on l’a vécu au ministère du Transport ! Autant dire que les syndicats se mobiliseront pour faire comprendre que le maintien des services publics est la solution la plus intéressante pour les citoyens et les travailleurs.

P.S. :

Source : Fédération de la santé et des services sociaux–CSN
Photos : Emmanuelle Proulx, Conseil central du Montréal métropolitain–CSN


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